Dossier 1 · DP
Jeune femme en consultation de contraception puis cycles irréguliers avec désir de grossesse
Une femme de 17 ans vient au planning familial pour une primo prescription de contraception. Elle n'a pas d'antécédent. Elle a eu ses premières règles à l'âge de 15 ans. Elles n'ont jamais été régulières.
Question 1
QRURéponse uniqueB•36Juste 1 / 1Elle vous demande des informations complémentaires dans le cadre du conseil contraceptif. Quelle est la proposition exacte ?
- Les dispositifs intra-utérins sont contre-indiqués chez une nullipare
- Il existe une période d'hypofertilité allant de 6 mois à 1 an à l'arrêt d'une contraception orale
- La contraception oestro-progestative expose à un sur-risque de cancer de l'ovaire
- La mise en place d'un dispositif intra-utérin est possible chez les mineures, y compris sans un accord parentalVotre réponse
Correction
Seule la proposition D est exacte : une mineure peut accéder à toute méthode contraceptive, DIU compris, sans le consentement de ses parents et sous le secret si elle le souhaite. Les trois autres propositions sont des idées reçues classiques du conseil contraceptif.
A. Faux. Le DIU n'est plus contre-indiqué chez la nullipare, tant que l'indication est correctement posée et la surveillance régulière . On choisit alors un DIU au cuivre de petite taille (« short » ou « mini »), après information sur le risque infectieux et la tolérance (douleurs, saignements) . La nulliparité ne figure pas parmi les contre-indications du DIU .
B. Faux. La contraception hormonale est une méthode réversible : l'ovulation reprend dès les premiers cycles suivant l'arrêt de la pilule et il n'existe pas de période d'hypofertilité de 6 mois à 1 an. À l'inverse, toute interruption du cycle au-delà d'un mois, même après l'arrêt d'une contraception orale, est anormale et justifie une enquête étiologique .
C. Faux. C'est l'inverse : la contraception œstroprogestative diminue d'environ 50 % le risque de cancer de l'ovaire, de façon durée-dépendante, ce qui explique qu'elle ne soit pas contre-indiquée chez les femmes porteuses d'une mutation BRCA1 ou BRCA2 . Elle diminue aussi le risque de cancer de l'endomètre .
D. Vrai. Depuis la loi du 4 juillet 2001, tout médecin peut prescrire une contraception à une mineure sans le consentement des titulaires de l'autorité parentale . Les mineures bénéficient du tiers payant pour les actes de pose, de changement ou de retrait d'un contraceptif et du secret sur l'ensemble du parcours contraceptif .